SALON DU BOURGET du 19 au 25 juin 2017  
 
Le Rallye Toulouse Saint Louis sera représenté au salon du Bourget aux côtés du Breguet 14 sur un stand commun.
Un grand merci à Sébastien Poncin, président de l'association Breguet 14, qui nous fait l'honneur de nous accueillir.
 
 
 
  ACADEMIE DE L'AIR ET DE L'ESPACE  
  Le jeudi 1er juin, à la demande de l'Académie de l'Air et de l'Espace, l'ancien président d'Air Aventures, Eugène Bellet et l'actuel, Jean Jacques Galy, se sont rendus à Paris pour présenter le Rallye Toulouse Saint Louis à la commission "histoire" de l'Académie.
Le Général Robineau, qui dirige cette commission et ses membres ont échangé de façon fort fructueuse sur le sujet.
Le Rallye Toulouse Saint Louis tient à remercier l'Académie pour cette invitation.
 
     
 
   
     
   
  VIDÉO DE PRÉSENTATION DU RALLYE TOULOUSE SAINT-LOUIS  
     
 
 

En octobre 1983, André Sabas créait le rallye aérien “Toulouse - Tarfaya - Saint-Louis”, sur le trajet historique de Toulouse à Saint-Louis du Sénégal, rallye placé sous le haut patronnage de S.A. le Prince Héritier du Maroc et bénéficiant du soutien actif de la Région Midi-Pyrénées et des Municipalités de Toulouse, Balma et Blagnac.

En 1996, son fondateur a passé la main à Eugène Bellet.

Depuis 2010, c’est Jean Jacques Galy qui a repris les commandes.

Les pilotes suivent en VFR, le trajet de l’Aéropostale, qui succède aux Lignes Aériennes Latécoère.

Grande classique aérienne, cette compétition est ainsi devenue, avec plus de 10 000 km de trajet, le plus grand rallye aérien régulier du monde.

 
     
     
 
1983 - André Sabas
et S.A. le Roi du Maroc
Eugène Bellet Jean Jacques Galy 2010 - Le F-POST à Tarfaya 2016 - Atterrissage à Tarfaya 2016 - Tarfaya - Cap Juby
 
 
 
     
 

La Compagnie générale aéropostale est une compagnie aérienne française basée à Toulouse - Montaudran. D'abord sous le nom de Société des lignes Latécoère en 1918, puis de Compagnie générale d'entreprises aéronautiques (1921-1927), l'idée d'une ligne aérienne transatlantique consacrée au service postal mais aussi au transport de passagers, rêvée par Pierre-Georges Latécoère, se réalise au fil des années 1920 sous l'impulsion de Marcel Bouilloux-Lafont, repreneur de « la Ligne » sous le nom de Compagnie générale aéropostale en 1927. À la suite de difficultés financières, la compagnie est mise en liquidation judiciaire en 1931 et ses actifs sont repris par l'État français en 1933 au sein d'un nouvel ensemble dénommé Air France.

Développée au lendemain de la Première Guerre mondiale, l'aviation postale doit beaucoup au courage de ses premiers pilotes, véritables pionniers de l'aviation, que certains considèrent comme des héros. En effet, dans les années 1920, chaque vol est une aventure risquée, qui peut être fatale. Le quotidien et les exploits de ces pilotes nous sont rapportés par l'écrivain Antoine de Saint-Exupéry — pilote de l'Aéropostale lui-même — dans son roman Vol de nuit (qui décrit un vol postal en Amérique du Sud), ainsi que dans d'autres œuvres.

Dès 1918, Pierre-Georges Latécoère imagine une ligne aérienne reliant la France au Sénégal en passant par l'Espagne et le Maroc. C'est le vol du 25 décembre 1918 avec un Salmson 2A2 qui est considéré comme le vol inaugural. Il fonde alors la Compagnie Générale d'Entreprises Aéronautiques qui crée puis exploite les lignes Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar (par Agadir, Cap Juby, Villa Cisneros, Port-Étienne, Saint-Louis) et Rio-Recife au Brésil. Il s'entoure notamment de Beppo di Massimi qui est désigné comme administrateur des lignes aériennes Latécoère à Madrid, de Didier Daurat qui devient directeur d'exploitation et est chargé du recrutement des pilotes qui doivent d'abord effectuer « le royal cambouis », c’est-à-dire rester au sol pour effectuer la maintenance des avions. C'est chez Latécoère que Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet ont fait leurs premières armes, non sans difficultés : les tribus maures capturent les aviateurs contraints à un atterrissage forcé sur leurs territoires et ne les rendent que contre de fortes rançons, Saint-Exupéry négociant souvent avec ces tribus insoumises. Très vite les avions volent à deux au cas où l'un tombe en panne.

L'Aéropostale est fondée en avril 1927. Marcel Bouilloux-Lafont, maire d'Étampes de 1912 à 1929 et conseiller général de Seine-et-Oise de 1919 à 1932, crée la Compagnie Générale Aéropostale, plus connue sous le nom d'« Aéropostale » en achetant 93 % de la C.G.E.A (Compagnie Générale d'Entreprises Aéronautiques) de Pierre Georges Latécoère qui faute de moyens financiers et d'appui politique, renonce à son projet, relier la France à l'Argentine.

La liaison Europe-France-Amérique du Sud, la possession et le contrôle des lignes aériennes étant pour l'avenir d'une nation d'importance capitale, une lutte engagée entre l'aviation française et l'aviation allemande, voit le jour dès le 1er novembre 1927 avec le tronçon Natal-Buenos-Aires. La jonction entre les tronçons France-Afrique et le tronçon de l'Amérique du Sud se fait le 1er mars 1928. Le personnel affecté à ce service comprend outre les chefs de bases, 72 pilotes, 200 mécaniciens, 50 radios, 400 manœuvres, 40 officiers de marine, 300 marins. Le matériel se compose de 200 avions, 10 hydravions, 500 moteurs, 6 avisos rapides, 4 dépanneurs, 6 vedettes, 3 citernes à mazout, 2 citernes à eau.

À la fin de l'année 1928, il rassemble 80 pilotes, 250 mécaniciens, 53 radios, 260 marins, 318 avions, 21 hydravions, 1351 moteurs, 6 avisos, 10 vedettes et 4 dépanneurs.

En mai 1930, lorsque Mermoz, Dabry et Gimié effectuent la 1ére traversée commerciale de l'Atlantique sud, ils ouvrent la porte au transport transocéanique du courrier mais celui-ci ne sera réellement transporté régulièrement par avion qu'un peu plus tard.

Si la compagnie a cru devoir, dès le début, effectuer toutes les dépenses nécessaires à l'organisation complète de sa ligne, c'est que, face à des concurrents puissants et fortement soutenus par leurs gouvernements (telle la Lufthansa ou la Pan Am), elle a voulu gagner de vitesse ceux qui tentaient de lui barrer la route. Grâce à cette organisation, coûteuse mais complète et efficace, la Compagnie a obtenu des résultats qui n'ont rencontré partout, et spécialement à l'étranger, que des éloges.

Le 1er mars 1931, l'Aéropostale est mise en liquidation en partie à cause de la crise mondiale du 21 octobre 1929, mais aussi en raison du refus de la politique française d'aider l'Aéropostale. «En quelques jours, l'essor de l'Aéropostale, s'est trouvé brisé, et le fruit d'un travail aride de plusieurs années est fortement compromis.» Marcel Bouilloux-Lafont, tentant de sauver l'œuvre entreprise, met toutes ses ressources dans la balance, y compris sa fortune personnelle. La période de liquidation dure deux ans.

En 1933, le gouvernement impose un regroupement aux compagnies françaises d'aviation. Les quatre plus importantes, Air Orient, Air Union, la CIDNA et la SGTA-Farman forment la SCELA qui prend le nom d'Air France et rachète les actifs de la Compagnie Générale Aéropostale. Marcel Bouilloux-Lafont meurt ruiné en février 1944 à Rio de Janeiro.

La règle de l'Aéropostale était de « toujours aller voir », donc de toujours décoller. Le fil rouge, « toujours aller voir », entre la C.G.E.A (1919-1927, France-Sénégal), Aéropostale (1927-1933, France-AMS), Airbleu (1935-1939, France) et Postale de Nuit (1945-2000, France) a été le tandem Daurat-Vanier.

 
         
     
 
Lignes Latécoère Lignes Aéropostale Rallye Toulouse Saint-Louis 90 ans plus tard... la même image
 
   
 
 
   
   
       
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